Ecrit sous le nom d’Emile Ajar

  • Gros Câlin.(1977)

Michel Cousin, le narrateur, employé à Paris d’une grande entreprise d’informatique où il est statisticien, raconte, avec une naïveté comique et poignante, comment, participant à un voyage organisé au Maroc, il y a trouvé un serpent python de deux mètres vingt, « Gros-Câlin », qui lui a plu, qu’il a adopté et qu’il a apporté dans son petit appartement où il coule des jours paisibles. Cousin cherche dans le même temps à s’attirer les faveurs d’une collègue, Mlle Dreyfus, une Guyanaise dont il est amoureux en secret. Mais il n’ose lui avouer ses sentiments car il appréhende  sa réaction face au python. Comme celui-ci ne se nourrit que de proies vivantes, Cousin lui a acheté une souris blanche, mais n’a pu se résigner à la lui offrir, car il s’est épris de celle qu’il appelle Blondine. Puis, le reptile faisant des fugues et provoquant la panique chez les voisins, il est convoqué plusieurs fois chez le commissaire de police. Surtout, Mlle Dreyfus, la Guyanaise dont il est amoureux, refuse la promiscuité du serpent, disparaît même, et il la retrouve en d’étonnantes circonstances.

Emile Ajar, Gros-Câlin 1977.

Emile Ajar, Gros-Câlin 1977.

  • La vie devant soi (prix Goncourt.)(1975)

Le narrateur, Mohammed, dit Momo, est un jeune Maghrébin qui est le fils d’une femme qui «se défend» quelque part sur un trottoir. Il a été confié, avec d’autres enfants de prostituées, à une ancienne du métier, Madame Rosa, monumentale matrone empaquetée de peignors mauves et d’écharpes à ramages, trônant, avec des coquetteries de nounou, parmi ses bijoux en toc et ses chocolats fourrés. Momo la décrit ainsi : «Elle avait plus de fesses et de seins que n’importe qui […] Elle était si triste qu’on ne voyait même plus qu’elle était moche.» Dans son appartement de Belleville, refuge d’immigrants de toutes origines, Arabes, Noirs et juifs, Momo brandissant son «droit sacré des peuples à disposer d’eux-mêmes», elle remâche sa gloire d’ex-tapineuse mais continue aussi, sortant de ses tiroirs de «faux papiers en règle», à vivre dans la hantise des malheurs qu’elle a subis pendant la guerre en tant que juive, rescapée d’Auschwitz. Mais Momo la soulage de sa décrépitude et de sa peur de la mort.

Emile Ajar , La vie devant soi 1975.

Emile Ajar , La vie devant soi 1975.

  • L’angoisse du roi Salomon.(1979)

Jeannot, chauffeur de taxi et autres petits boulots, rencontre un jour un très vieux monsieur : Solomon Rubinstein, Esq., roi du pantalon (tel qu’inscrit sur sa carte d’affaire), qui est aussi et surtout à la tête de S.O.S. Bénévoles. Commence alors une curieuse amitié entre deux angoissés : le vieil homme en fin de parcours et le jeune qui a la vie devant lui. Salomon, qui a l’intention de vivre vieux, « qu’on se le tienne pour dit », et dont le pouvoir de persuasion est tel qu’il a « même réussi à empêcher une fille de se suicider, en lui prouvant que ce serait encore pire après », va retrouver son amour de jeunesse, mademoiselle Cora. La chanteuse réaliste qui, comme le dit Jeannot, n’a pas donné son accord pour avoir l’âge que la vie lui donne, va s’amouracher du jeunot avant que de retrouver Salomon.

Emile Ajar, l'angoisse du roi Salomon

Emile Ajar, l'angoisse du roi Salomon 1979

Publié on janvier 30, 2009 at 3:48  Laisser un commentaire  

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